De quoi s'agit-il ?
Le 19 juin 2026, pour la première fois de l'histoire, de la musique metal polynésienne a résonné sur la scène du Hellfest, l'un des plus grands festivals de musiques au monde. Pendant quatre jours, 280 000 festivaliers venus de toute l'Europe et au-delà se sont retrouvés à Clisson, dans l'ouest de la France, pour célébrer la création musicale dans toute sa diversité.
Le groupe polynésien Uravena s'est produit le 19 juin sur l'une des grandes scènes du festival. Leur musique mêle metal contemporain et percussions traditionnelles polynésiennes, le to'ere. Leurs textes sont en reo tahiti. Ce qui est parti de Tahiti s'est fait entendre en France, devant des dizaines de milliers de personnes qui n'avaient jamais entendu parler de la Polynésie de cette façon-là.
Cette sélection n'est pas le fruit du hasard. Elle fait suite à la diffusion du documentaire Metal Pacifique sur Canal+, qui a mis en lumière la scène musicale polynésienne et attiré l'attention de programmateurs internationaux. C'est la reconnaissance d'un travail de trente ans.
Pourquoi soutenir ce projet ?
La Polynésie française est à 17 000 kilomètres de la France. Pour un groupe de musiciens qui répètent le soir après le travail, qui financent leurs albums sur leurs propres deniers et qui n'ont aucune structure professionnelle derrière eux, recevoir une invitation du Hellfest ne suffisait pas. Encore fallait-il pouvoir y aller.
Ce projet, c'est l'histoire d'artistes polynésiens qui ont mis trente ans à construire quelque chose de singulier : une musique qui vient vraiment d'ici, qui parle de nos îles, de notre langue, de notre rapport à l'océan et à l'histoire de ce fenua. Et qui ont été reconnus pour ça à l'autre bout du monde.
Soutenir cette collecte, c'est permettre que le reo tahiti se soit fait entendre là où personne ne l'attendait. C'est envoyer un signal au monde : la création polynésienne existe, elle est vivante, elle est fière.
Comment les dons seront-ils utilisés ?
Les dons collectés permettront de financer une partie des billets d'avion Tahiti-France, poste central et indispensable à la réalisation de ce projet. Le reste du budget a été financé par d'autres sources mobilisées en amont : soutiens obtenus auprès d'acteurs culturels et partenaires privés.