De quoi s'agit-il ?
À Rangiroa, faire pousser un légume n'a rien d'évident. Le sol de l'atoll est corallien, pauvre, peu fertile. Presque tout ce qui se mange arrive par bateau, à un prix qui pèse lourd sur le budget des familles, et souvent au détriment de leur santé.
Depuis trois ans, sur l'atoll, une réponse concrète a été construite, à partir de ce qui était jusque-là considéré comme un déchet. Les déchets verts du village sont broyés puis compostés. Les déchets de poissons des pêcheurs sont transformés en engrais naturel. Une pépinière produit des plants de tomates, de concombres, de pota, d'aubergines, de courgettes... Compost, engrais et plants sont ensuite remis aux familles, gratuitement pour les plus fragiles, à prix coûtant pour les autres, avec un accompagnement à domicile pour que chaque potager tienne dans la durée.
En 2025, cela a représenté 8,5 tonnes de compost, près de 900 plants et 49 foyers accompagnés. En 2026, plus de 50 familles en situation de vulnérabilité en bénéficient déjà gratuitement, et l'objectif est d'atteindre 80 familles, soit environ 300 personnes.
Aujourd'hui, tout ce travail se fait à la force des bras. Pelle, brouette, tamis à la main... Les tas de compost sont retournés manuellement, les sacs chargés un par un... C'est là que vous intervenez : pour acquérir une mini-pelle d'environ une tonne et une remorque benne, pour absorber les volumes et changer d'échelle.
Pourquoi soutenir ce projet ?
Dans un atoll des Tuamotu, à 350 km de Tahiti, l'autonomie alimentaire n'est pas une idée abstraite. C'est le prix des tomates au magasin. C'est un enfant qui goûte pour la première fois un légume qui vient de son propre jardin. C'est une famille qui, au lieu de subir les prix et les ruptures d'approvisionnement, produit une partie de ce qu'elle mange.
Ce modèle fonctionne déjà. Il transforme un problème local, les déchets verts et les déchets de poissons, en ressource pour la terre. Il ne dépend d'aucun intrant importé. Et il se transmet : des jeunes en insertion y apprennent un métier, des collégiens y découvrent le jardinage, des porteurs de projets agricoles y trouvent de quoi démarrer.
Ce qui le limite aujourd'hui, ce n'est ni la demande, ni le savoir-faire, ni la matière première. C'est la capacité physique à déplacer des tonnes de matière à la main. Un engin change tout : plus de compost produit et mieux mûri, des livraisons possibles jusqu'aux quartiers isolés, une pénibilité qui recule pour ceux qui travaillent sur le terrain, et un nouveau site de production qui peut enfin être aménagé.
Comment les dons seront-ils utilisés ?
Le montant collecté financera l'acquisition et l'acheminement du matériel :
- une mini-pelle d'environ une tonne et ses accessoires (godets, foreuse, flèche pivotante, pouce hydraulique)
- une remorque benne de 1,5 tonne
- le transport maritime jusqu'à Rangiroa, l'assurance et la livraison au quai
Soutenir ce projet, c'est faire passer une solution qui marche à l'échelle dont les familles de Rangiroa ont besoin. Et c'est ouvrir la voie aux atolls voisins, où le même modèle pourra être repris.